Marie Barbou

Docteur (PhD) en psychologie

Thèse sur l’art de plaider aux assises comme technique sociale du sentiment (disponible sur thèses.fr)

Psychothérapeute (en individuel et en couple) et hypnothérapeute en cabinet.

Spécialiste de la gestion du stress et du sevrage tabagique.

Hypnothérapeute pour le sevrage tabagique à l’Institut Rafaël. Rédactrice en chef de la Lettre de l’Institut.

Contact : 06 79 33 27 40

Adresse du cabinet :

12 rue Greffulhe

92300 Levallois-Perret

Ma formation :

  • Doctorat de Psychologie (2017)
  • Diplôme d’Hypnothérapeute (2009)
  • DESS de Psychopathologie (2008)

Membre du laboratoire de recherche CRTD au Conservatoire National des Arts et Métiers, je m’intéresse particulièrement à la psychologie de l’art et du langage.
J’ai soutenu dans ce sens une thèse de Doctorat (PhD) en Psychologie, sur l’étude dialogique, artistique et symbolique de la plaidoirie de l’avocat de la défense à la cour d’assises dans ses procédés d’influence sur l’intime conviction d’autrui.

Ce qui anime mes recherches est en effet la compréhension de la réaction esthétique, des dimensions dialogiques et artistiques du langage dans les métiers de la justice et dans la littérature, où langage et art influencent le rapport au monde d’autrui.

En parallèle de ces travaux en psychologie, je pratique la psychothérapie et l’hypnose médicale à mon cabinet levalloisien.
Spécialiste du stress post-traumatique, formée aux Urgences Médico-Judiciaires de l’Hotel-Dieu de Paris, je soigne comme indiqué en présentation, les troubles anxieux de tout ordre et les troubles addictifs.

Je reçois les adultes en psychothérapie classique, les enfants et les adolescents en hypnose médicale pour les troubles anxieux et psychosomatiques, et les couples pour une ou plusieurs séances de bilan et d’aide au dialogue.

Je travaille aussi à l’Institut Rafaël, où j’accompagne les patients atteints du cancer qui souhaitent arrêter de fumer, et où je suis rédactrice en chef de la newsletter, dont l’objectif est d’écrire l’histoire de l’Institut à partir de récits de parcours et d’alliances patients-soignants.

L’hypnose médicale est très efficace pour :

. se sevrer des dépendances (tabac, alcool,…)

. réguler l’appétit, et lutter contre les compulsions alimentaires

. gérer le stress (stress post-traumatique, burn-out, dépression…)

. améliorer le confort physique lors de douleurs chroniques

. bénéficier d’un meilleur sommeil

. réduire les comportements phobiques

. prendre soin de soi et nourrir sa sécurité intérieure

. ressentir durablement un apaisement général

. renforcer l’affirmation de soi, l’estime de soi et la confiance en soi

« Rien dans notre intelligence qui ne soit passé par nos sens. » Aristote

La Psychologie de l’Art

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(Les Nymphéas, de Claude Monet)

“L’art, c’est la plus sublime mission de l’homme, puisque c’est l’exercice de la pensée qui cherche à comprendre le monde et à le faire comprendre.” Auguste Rodin

L’Art est le plus souvent défini comme une habileté, un talent, un don pour faire quelque chose, une manière de faire qui manifeste du goût, un sens esthétique poussé, une création destinée à produire chez l’homme un état particulier de sensibilité plus ou moins liée au plaisir esthétique (Littré 2015). Baumgarten décrit l’esthétique comme « la science de la connaissance sensible », et se distingue du plan des connaissances et de la logique par la présence de la sensibilité et des émotions. L’esthétique est en effet selon le Littré, la science qui détermine le caractère du beau dans les productions de la nature et de l’art.

La psychologie de l’art fut définie en 1955 par Huyghe, comme l’étude des états de conscience et phénomènes inconscients à l’œuvre dans la création artistique ou la réception de l’œuvre, et à distinguer son sens objectif de son sens subjectif (Huyghe, 1991).

L’Art s’est vu au fil des siècles attribuer les analyses, critiques et interprétations des plus grands historiens et plasticiens experts dans ce domaine, et René Huyghe précisait dans Dialogue avec le visible, que l’apport de la psychologie manquait à cette étude de l’art qui est en fait celle de l’homme. Huyghe résume cet intérêt de cette façon : « Puisque l’œuvre d’art, en dehors de ce qu’elle représente, en dehors même de ce qu’elle est par le développement de ses ressources plastiques, se trouve porteuse d’une signification aussi diverse, aussi étendue que la vie intérieure toute entière ; puisqu’elle la reflète de son noyau de conscience jusqu’à la limite de son immense nébuleuse d’inconscient, la connaissance historique ne peut fournir qu’une approche préliminaire ; la connaissance plastique qu’une partielle exploration. Il y faut la connaissance psychologique. » (1955, p.417).

Les auteurs qui ont inspiré ce courant comptent des psychologues, écrivains, peintres, philosophes et historiens de l’art comme Wollflin, Lipps, Worringer, Muller-Freienfels, Vygotski, Delacroix, Baudelaire, Kandinsky, Dewey, Malraux, Huyghe, Arnheim, et Gombrich notamment.

Le concept d’empathie (Einfühlung, feeling into) est au centre de son apparition, il décrit le processus par lequel le sujet « se met à la place de », et ressent de l’intérieur une ou plusieurs dimensions de l’œuvre. Lipps (1903) fut le premier à en parler pour désigner l’empathie esthétique, et le mode de relation d’un sujet avec une œuvre d’art. Il désignait par là le processus par lequel « un observateur se projette dans les objets qu’il perçoit. ». Worringer auquel se référa Bakhtine, développa lui le concept d’Abstraction et d’Einfühlung, Pour lui, « la jouissance esthétique est jouissance objectivée de soi. Jouir esthétiquement signifie jouir de soi-même dans un objet sensible distinct de soi, se sentir en empathie. » (1978, p.43) Todorov parle de cette « perte de soi », de ce « dessaisissement de soi dans le monde extérieur : ce n’est qu’à partir du moment où l’artiste donne une réalité objective à sa volonté artistique, que naît l’art. » Pour Worringer toujours, ce « dessaisissement » connaît deux variantes, l’empathie ou identification individuelle, et l’abstraction, ou tendance universelle.

Pour Huygue « l’œuvre d’art offre une superposition de lectures simultanées que notre regard effectue en bloc et où conscient et inconscient, collectif et individuel se mêlent étrangement. » (1955, p.357) Cela peut-être rapproché du concept de polyphonie décrit par Bakhtine, cette superposition de dialogues antérieurs, intérieurs, préexistants, et actifs dans la réception et dans la dynamique de réception et de gestion du dialogue présent.

Il s’agit pour Huyghe d’une communication intuitive d’un certain état intérieur, d’un « transfert presque magique d’un être à un autre ». L’Einfuhlung se définirait « comme une impulsion à revivre en nous les formes où l’artiste a figuré le mouvement profond qui l’animait. » Pour renforcer cette conception abstraite, cette façon invisible mais active d’agir, il rappelle ce que Baudelaire disait en 1865 dans ses Écrits sur l’art : « l’art a pour tâche de créer une magie suggestive contenant à la fois l’objet et le sujet, le monde extérieur à l’artiste et l’artiste lui-même. » Sur la poésie il ajoute qu’elle est « le résultat de la peinture elle-même, car elle gît dans l’âme du spectateur et le génie consiste à l’y réveiller. » Il évoquait d’ailleurs Delacroix comme « le plus suggestif de tous les peintres, celui dont les œuvres font le plus penser, et rappellent à la mémoire le plus de sentiments et de pensées poétiques déjà connus, mais qu’on croyait enfouis dans la nuit du passé. »

Notre réaction aux inattendus et aux attendus serait donc corrélée comme le décrivait Proust, à notre vécu, notre histoire, nos tendances et croyances. Ce que Paul Claudel décrit en parlant d’une sensation qui a éveillé le souvenir, et du souvenir, qui à son tour, « atteint, ébranle successivement les couches superposées de la mémoire, et convoque autour de lui d’autres images. » (1955, p.430)

La distinction majeure entre Huyghe et Vygostki (1925) qui definir l’art comme une technique sociale du sentiment, apparaît là où Huyghe parle d’un écho, d’un transfert du monde de l’artiste dans celui du récepteur. Vygotski ne s’arrête pas là, cet écho générerait pour lui une contradiction, une conflictualité premier moteur de la transformation du sentiment, et dans un second temps, une catharsis, qui viendrait accomplir la réaction esthétique.

Contrairement à Huyghe qui inclut le créateur et le récepteur de l’œuvre d’art, Vygotski souhaite travailler sur la psychologie impersonnelle de l’art, indépendamment de l’auteur et du lecteur, en ne considérant que la forme et le matériau de l’art. Il s’agit de « découvrir une loi psychologique sur laquelle est fondée la fable, le mécanisme par lequel elle agit. »

Huyghe aborde l’objectif et les limites de la psychologie dans ce domaine et précise qu’elle a pour objet de se mettre « au service de l’œuvre d’art et de l’action qu’elle doit exercer, donner une connaissance lucide des éléments que l’artiste consciemment et inconsciemment a à communiquer. » (1955, p.438) La connaissance de l’homme paraît donc un apport essentiel autant que l’histoire ou la plastique. La psychologie offrirait pour lui de mieux cerner le « comment » symbolique du « comment » technique et historique, et du « pourquoi ». Il serait question de comprendre la liberté humaine et artistique convoquée par l’artiste pour exprimer la valeur qu’il accorde à sa vison du monde.

Il semble ensuite question de résonnance, d’écho du monde de l’artiste dans notre propre monde. Une sorte de contagion émotionnelle et universelle qui opérerait de cette « façon magique d’un être à l’autre. »

Mais n’est ce réellement que de la magie…? Nous nous employons dans nos recherches à montrer ce que cette transmission porte en elle d’identifiable, observer et analyser la part de visible dans cette dynamique invisible mais active, autant dans l’être qui crée pour qu’un autre reçoive son œuvre, que dans ce sujet qui perçoit puis conçoit le monde d’un autre en le recevant dans le sien et travers le sien.

Aspects choisis de la pensée post-traumatique

Le-cri-de-Edvard MUNCH

« Comme celui qui cherche à prévenir la cité d’un déluge imminent, mais parle une autre langue…nous nous présentons et disons quel mal nous a été fait. » Bertolt Brecht

Suite à des événements douloureux, annonce et traversée de maladies graves, deuils, ruptures, accidents, agressions, que nous pouvons qualifier d’une façon générale de traumatismes, l’humain va traverser différentes dimensions de compréhension et de symbolisation qui vont lui permettre de dépasser ce vécu traumatique et de vivre à nouveau de façon adaptée et constructive sa relation au monde.

Les principaux symptômes sont une sidération plus ou moins aigüe, une rumination des événements traumatisants, une hypervigilance, qui va générer une grande fatigue. Des phobies peuvent aussi apparaitre en réaction, elles sont bien souvent là comme mécanismes de défense, tout comme certains TOC ponctuels par exemple qui redonnent un sentiment de contrôle. On observe aussi des troubles du sommeil et une perte d’intérêt dans le quotidien ainsi que des idées sombres sur le présent et l’avenir. Bien sûr, ce tableau se complète bien souvent par une anxiété généralisée chronique tant que les troubles n’ont pas été pris en charge et nous observons de nombreuses dépressions réactionnelles.

Parmi les ressentis que traversent les patients victimes de stress post-traumatique, nous avons choisi d’évoquer ceux que l’on retrouve peu dans la littérature populaire et pourtant si profondément inscrits dans notre réaction archaïque, dans cette essence de notre être que ces événements arrivent à extraire et à mettre en lumière : la fin de l’illusion d’immortalité, la douleur d’aimer, et la nécessité de production de sens.

La fin de l’illusion d’immortalité

« La vie a besoin d’illusions, c’est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités.»  Nietzsche

C’est Ferenczi qui a parlé de l’illusion d’immortalité en expliquant que c’est après la « commotion psychique », que le sujet va vivre une grande blessure narcissique et prendre conscience de sa vulnérabilité.

Lebigot nous dit pour expliquer la fin de l’illusion d’immortalité que les soldats qui  se font blesser  comprennent alors que leur enveloppe corporelle ne les protège pas réellement.

Lors d’une agression violente, le mythe de l’immortalité disparaît, et le « réel de la mort » (Freud) apparaît. Cette désillusion engendre alors une hémorragie narcissique profonde.

Lors de l’événement traumatique, une menace vitale apparaît, symbole de la mort, et fait effraction dans l’appareil psychique, dans lequel elle s’installe comme un  « corps étranger interne» (Freud). Le fait que la mort ne soit pas représentée dans l’inconscient explique l’illusion d’immortalité et par conséquent sa perte.

L’effondrement narcissique que rencontre le sujet lors de cette perte de sentiment d’invulnérabilité et d’immortalité va créer un écart immense entre ce qu’il était avant et ce qu’il est devenu. Il va voir cet écart comme irréversible, et ceci va engendrer une autre perte, celle du sentiment de contrôle.

La douleur d’aimer

C’est la nature du lien à l’autre, sa dimension, son importance dans notre vie et dans nos affects qui va conditionner notre réaction à sa perte…du lien, et de l’autre. Autrement dit, pour Nasio, plus on aime plus on est amené à souffrir. La douleur psychique est donc en fait douleur de séparation.

« La douleur peut être douleur de l’abandon, lorsque l’aimé nous retire subitement son amour; de l’absence, ou de l’humiliation lorsque nous sommes profondément blessés dans notre amour-propre; et de la mutilation, lorsque nous perdons une partie de notre corps. Toutes ces douleurs sont dues à l’arrachement soudain d’un objet auquel nous étions si intimement associés qu’il réglait l’harmonie de notre psychisme. »

Nasio, fait le parallèle avec les membres fantômes des gens amputés. Il rappelle que les individus qui perdent un membre continuent à ressentir des fourmillements, ou des impressions de mouvements de ce membre. Il parle de l’investissement de la personne ou d’une valeur, de l’intégrité de notre corps ou d’une chose, qui se produit et qui donne l’impression d’avoir toujours cette personne, cette chose, cette partie du corps…

Il y a une réaction en deux phases, tout d’abord un désinvestissement puis un surinvestissement. Il précise clairement qu’il n’y a pas de douleur sans le Moi, même si le siège de la douleur est dans le Ça. C’est l’effort pour nous défendre contre la douleur qui augmente ou engendre la douleur. Le surinvestissement de l’image de l’organe lésé entraîne l’affolement pulsionnel ; dans le même mouvement, s’effectue un effort d’isolement et d’exclusion de la représentation qui vide le moi et engendre la douleur (Lefèvre, 1996).

L’idée est que la douleur naît du fait que ce n‘est pas la perte de l’autre le plus dur mais le fait de continuer à aimer, et même d’aimer encore plus fort (surinvestissement) alors que l’on sait que l’autre est à jamais disparu ou à distance dans un moment de grand besoin.

Dans le vécu traumatique, cet « autre » peut aussi être l’image que l’on a de soi et que l’on pense renvoyer au monde, ses projets, son idéal du Moi. C’est alors cette perte des idéaux et des repères rassurants, encadrants et aimés, qui génère une douleur aussi forte que l’attachement qui liait le sujet à ces objets. « Ce qui fait mal n’est pas de perdre l’aimé, mais de continuer à l’aimer plus fort que jamais alors que nous le savons irrémédiablement perdu. »

Dans le cas d’une maladie comme le cancer par exemple, c’est notre lien à nous-mêmes, à notre corps, à notre image sociale, et à notre projection dans une vie qui semblait « sous contrôle » ou encore « normale », qui est bouleversé, et dont il faut parfois faire le deuil. Il peut alors émerger une tension interne mettant en conflit le potentiel de vie et de réalisation encore présent, et le réel, qui confronte le patient à une menace vitale ressentie, et à l’incertitude.

Injustice et production de sens

Le modèle de Janoff-Bulman (1992) explique en partie ce sentiment d’injustice : il s’agit de la conception du monde et de soi au monde, construite depuis la petite enfance et fondée sur des interactions chaleureuses et bienveillantes avec les parents et l’entourage immédiat. Janoff-Bulman fait ici appel à la notion de confiance de base d’Erik Erickson et aux théories de l’attachement de John Bowlby. Cette conception du monde et de soi a été trahie et invalidée par la survenue brutale et subite du fait traumatisant, comme l’annonce d’une maladie par exemple.

Le sujet a la conception d’un monde juste, bienveillant, logique et intelligible et la conception de soi comme un individu valide et valable. Le degré de traumatisme vient de l’écart entre ses propres conceptions et les significations et valeurs qu’il attribue au fait brutal et subit qui lui est arrivé. Ce fait invalide ses conceptions et provoque un sentiment de trahison de la confiance mise dans ses conceptions. Au sentiment de trahison s’ajoute un sentiment d’injustice qui peut s’exprimer ainsi : « Pourquoi m’est-ce arrivé à moi ?» «Qu’ai-je fait pour mériter cela ?». Il en résulte un sentiment de culpabilité souvent renforcé socialement lorsque l’entourage blâme la victime ou ne la comprend pas.

L’individu «normal» possède un sentiment profond de sécurité et de confiance. Le fait traumatisant vient détruire ces certitudes et le monde devient anxiogène. L’individu est obligé de construire un nouveau monde et un nouveau Soi au monde.

De ce sentiment d’injustice peut parfois naître un besoin de revendication identitaire. Elle peut être exprimée par la voie administrative, judiciaire ou sociale mais elle se rapporte souvent à la revendication d’exister et d’avoir droit au bonheur.

Bulman et Wortman (1977) ont constaté que des victimes d’accidents ayant généré un handicap massif, essayent malgré tout de maintenir des postulats fondamentaux tels que « le monde a un ordre » ou « ma vie a un sens ». Et à la question « pourquoi moi ? » ils ont d’abondantes réponses à donner malgré l’évidence du caractère accidentel de l’événement.

Ceci peut aussi rejoindre la notion de dissonance cognitive (Festinger, 1957).  Se convaincre qu’un événement s’inscrit dans un parcours de vie de façon cohérente malgré l’évidence, vise à réduire cette dissonance cognitive mais est aussi une forme de déni de la réalité. Dans les processus de réparation qui suivent l’événement traumatique, cette dissonance cognitive est ressentie comme un décalage entre les schémas psychiques anciens ou en mouvement dans le présent, et les actes concrets posés pour sortir de l’état conflictuel présent. Cela génère un inconfort dû à cette différence entre pensées et actions. Nous sommes tous confrontés à la gestion de cette dissonance cognitive dans notre quotidien, elle est alors plus ou moins intense en fonction de notre vécu, et des schémas pré-existants. Souvent, le fait de vouloir effectivement « se convaincre de quelque chose » en est l’illustration, on part alors d’une action de soi qui a pu nous surprendre et on tente de la ralier à notre système de pensées et à nos schémas de référence habituels. Il y a alors deux solutions pour réduire cette dissonance, soit diminuer ou stopper le nouveau comportement, soit modifier son ancien système de pensées.

Melvin Lerner (1970) a travaillé sur le postulat du « monde juste » qui montre que les gens se comportent  comme si le monde était régi par un principe naturel de justice du type : les bonnes choses arrivent aux bonnes gens, et les mauvaises aux mauvais. Ceci est pensé dans le but d’écarter certaines angoisses. Justifier les maladies et les accidents par le fruit du hasard expose automatiquement à leurs menaces.

Pour Rimé (2005), le traumatisme est « une expérience émotionnelle extrême amenée par un événement exceptionnel ». Chaque humain se créé un monde virtuel symbolique organisé autour de croyances et d’une expérience de vie. C’est ce qui régit le sentiment de fiabilité du monde pour l’individu. C’est aussi ce qui va être questionné à cause de l’événement et devra être reconstruit.

Lorsque l’événement traumatique brise ces « boucliers symboliques », l’individu est alors dépossédé de ses repères et devient inadapté. Il doit alors mobiliser désir de réparation et capacité d’élaboration pour sortir de ce sentiment de perte de contrôle sur son devenir.

Donner un sens à tout prix semble alors le plus important, il faut inscrire l’événement dans une cohérence de vie, retrouver sa capacité à symboliser, afin de se réunifier.

Mobiliser la bienveillance face à soi est une clé essentielle de cette traversée, et garder à l’esprit que les symptômes bien souvent perçus comme « encombrants » sont avant tout une défense de notre fonctionnement, une intention de protection, face à un événement inattendu.

« L’heure la plus sombre précède l’aube. » Nelson Mandela

Marie Barbou

English spoken

Mes consultations se déroulent en français ou en anglais.

My consults (psychotherapy and hypnotherapy) can either be in french or in english.

I receive patients (adults, teenagers and children) for anxiety issues : sleeping trouble, post traumatic stress disorder, burn-out, phobias, chronic pain…

I’m also specialised in medical hypnosis to : quit smoking, stop compulsive eating, or simply boost your diet and help you get back in shape (after a pregnancy for example).

Reduce stress, regulate and improve the overall well-being is my daily practice.

My training :

– PhD in Psychology

– Degree in Medical Hypnosis

– Master in Psychopathology

12 rue Greffulhe

92300 Levallois-Perret

+33 (0) 6 79 33 27 40

dr.mariebarbou@gmail.com

Arrêter de fumer grâce à l’hypnose

Pour la réussite d’un sevrage tabagique il faut compter 1 à 2 séance(s) seulement. Alors plus aucune excuse pour ne pas arrêter !

Cette technique permet de réinitialiser le fonctionnement sans tabac, de désactiver le mode fumeur, et cela sans ressentir d’interdit ou de contrainte, mais au contraire, en percevant un profond sentiment de libération.

Prendre soin de soi c’est avant tout prendre soin de son corps et de son esprit, et grâce à l’hypnose médicale cette alliance corps/esprit est à nouveau optimale. Vous ne ressentez donc aucune frustration à l’arrêt du tabac (et/ou du cannabis).

Par conséquent, l’arrêt ne déclenche pas de compensation alimentaire ni donc de prise de poids comme s’en inquiètent certains patients.

Par ailleurs, pour beaucoup de patients, l’hypnose permet de renforcer et d’entretenir les ressources psychologiques et de vivre le quotidien plus sereinement, alors offrez-vous un temps de détente…une petite parenthèse de temps sur le temps…pour prendre encore plus soin de vous !

 

 

 

S’apaiser grâce à l’hypnose

Une petite parenthèse de temps sur le temps…juste pour vous !

L’hypnose médicale prend en charge les troubles anxieux de tout ordre comme les troubles du sommeil, le stress post-traumatique, le burn-out, l’anxiété généralisée, ou encore les phobies et les douleurs chroniques.

Les comportements addicitifs (tabac, alimentation, alcool…) sont aussi très bien soignés par l’hypnose.

Elle est bien différente de l’hypnose « spectacle » que nous voyons à la télévision. Dans l’impression du patient lors de la séance, elle va ressembler à la sophrologie, mais s’en distingue dans ses effets, et par l’utilisation de techniques langagières bien particulières qui portent des suggestions thérapeutiques ayant pour objectif un recadrage cognitif.

Une séance d’hypnose ne sera pas la même d’un patient à l’autre, même pour les mêmes indications et partant de protocoles similaires, tout simplement parce que chaque individualité est unique. Elle ne sera pas non plus la même entre deux praticiens pour le même patient, car chaque séance est créée à partir de protocoles appris dans un institut de référence comme l’IFH (Institut Français d’Hypnose), mais aussi des références propres au thérapeute. Elle est en effet emprunte de sa personnalité, de ses connaissances et affinités littéraires par exemple, mais aussi de ses différentes inspirations théoriques construites lors de sa formation initiale de psychologue ou de psychiatre.

L’univers du thérapeute et du patient communiquent donc pendant cette séance… C’est ce qu’on appelle l’alliance thérapeutique, qui s’établit ou non en fonction du degré de confiance et d’adhésion que le patient ressent dans le cadre proposé par le praticien. L’entretien (qui dure entre 20 et 30 minutes) détermine la demande et l’état psychologique du patient, et évalue d’éventuelles contre-indications à la pratique de l’hypnothérapie (comme les états psychotiques ou limites par exemple). Suite à cet entretien aura lieu la séance d’hypnose (20 à 30 minutes aussi), pour une consultation de 40 à 50 minutes au total environ.

Pour la réussite d’un sevrage tabagique par exemple il faut compter 1 à 2 séance(s) seulement ! Le sevrage alcoolique et les compulsions alimentaires nécessiteront autour de 5 séances de soin, avec une approche alliant TCC (Thérapie comportementale et cognitive) et Hypnose.

Pour les états de stress (anxiété, burn-out, troubles du sommeil, phobies, stress post-traumatique…), les douleurs chroniques, il faut compter entre 3 et 5 séances.

Pour les compulsions alimentaires, et les suivis de régime, la durée dépend de ce qui est évalué lors de la première rencontre. La réduction des compulsions peut apparaitre dès la première séance mais il faut compter en général 3 à 5 séances pour que le fonctionnement psycho-alimentaire change en profondeur.

Par ailleurs, pour beaucoup de patients, l’hypnose permet de renforcer et d’entretenir les ressources psychologiques et de vivre le quotidien plus sereinement, alors offrez-vous un temps de détente…cette petite parenthèse de temps sur le temps…pour prendre encore plus soin de vous !

Mon cabinet est au 12 rue Greffulhe à Levallois Perret

Prise de rdv au 06.79.33.27.40

(Photo du cabinet : Cécile Bardin)

Questions fréquentes

  • Les consultations sont-elles remboursées ?

Le psychologue étant non conventionné, les consultations ne sont pas remboursées par la sécurité sociale, mais une prise ne charge est possible grâce à votre mutuelle. Je remets à chaque consultation une attestation allant dans ce sens.

  • Le psychologue est-il tenu au secret professionnel ?

Oui, absolument et sans exception sauf en cas de prises en charge de mineurs.

  • Quelle est la différence entre l’hypnose vue à la télé, et l’hypnose médicale pratiquée en cabinet ?

L’hypnose spectacle n’est pas l’hypnose médicale. Lors d’une séance d’hypnose médicale vous gardez votre libre arbitre et êtes dans un état modifié de conscience, un peu comme un pré-sommeil. Il n’y a donc à aucun moment d’amnésie post-séance ou de perte de conscience comme dans l’hypnose spectacle dans laquelle les hypnotiseurs (et non hypnothérapeutes) agissent souvent à l’aide de complices ou de personnes particulièrement suggestibles.

L’hypnose médicale est une pratique très protégée par l’éthique et la déontologie de tout praticien sérieux et formé dans un organisme reconnu au niveau national.

Une approche originale du patient

C’est à partir de mes fondations théoriques (psychopathologie, recherches sur le langage), pratiques (psychothérapie, hypnothérapie), et d’outils (test projectif du TAT, Mmpi-2…) que je construis pour chaque patient un soin personnalisé. Il est pris en charge dans sa singularité, et mon but est de l’aider à retrouver apaisement, sécurité, stimulation et confiance dans son quotidien.

Nous vivons toutes et tous des moments de bouleversement, de doute, de tourment, ou de questionnement. Ces moments nous obligent à sortir de ce que Carnegie nommait la « zone de confort » et nous font donc puiser dans des ressources parfois inattendues et surprenantes de possibilités.

En tant que psychothérapeute, je suis donc là pour vous permettre d’accéder à ces ressources, de définir ou redéfinir des repères qui serviront à renforcer votre route. Vous pourrez sortir de la culpabilité, mieux vous connaitre, mieux comprendre votre histoire, et la poursuivre en ayant le sentiment de la choisir profondément, et de ne plus subir vos fonctionnements ou ceux des autres, mais de pouvoir à nouveau penser et agir pour votre bien en ayant accès au meilleur de vous-même.

Cela pourra vous permettre alors de vous réaliser pleinement, librement, avec force et sérénité.

Août 2017 : Iscar congress, Québec, Canada

  • Août 2017 : ISCAR, Québec City, Canada.

« How do lawyers plead with Vygotski in Crime court ? »

Communication à l’ISCAR (International Society for Cultural-historical Activity Research) sur mes recherches en psychologie, notamment sur le travail de Vygotski mis en lien avec la plaidoirie de l’avocat aux assises vue en tant que technique sociale du sentiment et création artistique…

Mai 2017 : Eawop congress, Dublin, Irlande

« Pleading in crime court : a social technique of the feeling. »

Communication en anglais au congrès international de psychologie EAWOP (European Association of Work and Organizational Psychology), à Dublin. Présentation de ma recherche sur la plaidoirie de l’avocat aux assises en tant que création artistique. De quelle façon le langage agit sur autrui, à la façon ici, de l’art…